Les États-Unis veulent affaiblir le RGPD

Les États-Unis veulent affaiblir le RGPD

13 Mars 2026 RGPD

Les États-Unis veulent affaiblir le RGPD  ce que ça change pour votre  entreprise ?"

Le 18 février 2026, Reuters révèle un câble confidentiel du Département d’État américain signé Marco Rubio. Il ordonne aux diplomates US de combattre activement les lois européennes de protection des données comme le RGPD. Pourquoi ? Pour protéger Google, Amazon, Microsoft et garantir l’accès aux données pour leurs IA.

Votre première réaction : "Et alors ? Qu’est-ce que ça change pour moi ?"

À court terme : rien du tout. Le RGPD reste la loi. La CNIL peut toujours vous amender jusqu’à 4% de votre chiffre d’affaires. Vos obligations ne bougent pas d’un iota.

Mais à moyen terme, ça change TOUT dans vos négociations avec vos fournisseurs.

Ce que disent les Américains (en clair)

Dans ce câble, Marco Rubio écrit que le RGPD est une  « restriction inutilement lourde » qui :

  • Bloque leurs clouds (AWS, Azure, Google Cloud)
  • Empêche leurs IA d’être entraînées sur nos données européennes
  • Augmente leurs coûts de conformité

Leur solution ? Ils poussent tous leurs alliés à rejoindre le "Global CBPR", un système américain de certification volontaire des entreprises. En gros : « Fiez-vous à notre label, pas besoin du RGPD si contraignant. »

Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire pour votre PME ?

1. Vos fournisseurs US vont changer de discours commercial

Demain, quand vous renégocierez votre contrat SaaS avec :

  • Hubspot : « Monsieur, nous sommes certifiés CBPR, c’est l’avenir ! »
  • Salesforce : « Le RGPD, c’est old school. Avec notre certification internationale… »
  • Google Workspace : « Regardez, on est conformes aux standards mondiaux ! »

Le piège : ils vont essayer de vous faire croire que leur certification CBPR remplace vos obligations RGPD. FAUX.

2. Trois signaux d’alerte à repérer chez vos fournisseurs

❌ "On est CBPR certifiés, pas besoin d’autre chose"

✅ VRAI : CBPR = bonne pratique interne, mais RGPD = votre loi obligatoire

❌ "Le gouvernement américain dit que le RGPD bloque l’IA"

✅ VRAI : Les US veulent protéger leurs géants. Vous, vous protégez vos clients.

❌ "On stocke vos données aux US, c’est plus performant"

✅ DANGER : Cloud Act américain = accès FBI possible à vos données RH, clients, etc.

3. Ce que vos commerciaux entendent déjà en réunion

📞 Commercial AWS : "L’Europe exagère avec ses lois. Avec notre DPF, vous êtes tranquille."

📞 DSI partenaire Microsoft : "Franchement, tous nos clients US sont CBPR, c’est le futur."

💬 DRH : "Mais pourquoi on ne peut pas utiliser le même CRM que nos concurrents américains ?"

Votre kit de survie en 3 actions simples (5 min)

Action 1 : Vérifiez vos 3 gros contrats SaaS

Google Workspace ? Hubspot ? Microsoft 365 ? Shopify ?

→ Ouvrez votre contrat → cherchez "Data Privacy Framework", "CBPR", "SCC"

→ Si vous voyez ces termes sans mention RGPD explicite → ALERTE

Action 2 : Posez LA question à vos fournisseurs

"Je vois votre certification CBPR. Pouvez-vous m’envoyer :

1. Votre Data Processing Agreement RGPD (français/anglais)

2. La liste de vos sous-traitants

3. Où sont stockées mes données (pays) ?"

Pas de réponse claire sous 48h → prestataire douteux.

Action 3 : Le test des 3 data centers

Vos données sensibles (clients, RH, santé) sont-elles stockées :

❌ Aux États-Unis → Risque Cloud Act

❌ À Singapour → Pas d’adéquation RGPD

✅ En France, Allemagne, Pays-Bas → Parfait

Et si vous êtes sanctionné ? Les vrais chiffres 2026

PME française, 5M€ CA : amende CNIL = 200 000€ minimum

+ Résiliation contrats clients = 500 000€

+ Réputation = 1M€ perdu

Coût migration Google Workspace → Infomaniak kDrive : 3 000€/an

Le choix est vite fait.

Bonne nouvelle : vous avez des alternatives françaises

Au lieu de →Optez pourÉconomie + souveraineté
Google WorkspaceInfomaniak kSuite40% moins cher, data FR
HubspotBrevo (ex-Sendinblue)Nantes, RGPD natif
AWSScalewayParis, prix PME
SalesforceJamespotLyon, 100% FR

Le mot de la fin

Les États-Unis protègent leurs champions. L’Europe protège vos clients et votre indépendance.

Votre choix :

  1. Suivre les US → Risque CNIL, dépendance, Cloud Act
  2. Rester souverain → Tranquillité, image, économies

Mon conseil : envoyez-moi la liste de vos 5 principaux outils numériques. En 48h, je vous dis lesquels sont OK, lesquels sont à risque, et les alternatives françaises immédiates. 250€, rapport PDF prêt.

La souveraineté numérique, c’est 3 décisions simples. Pas plus.

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